Nous connaissons tous dans notre environnement familial et amical des sportifs de gradins et de salons. Par définition, selon la saison, ils passent des après-midi ou des soirées, face à l’écran d’un bar ou sur les sièges d’un stade, à somnoler devant les exploits des coureurs du Tour de France, à s’enthousiasmer sans risque devant les performances des athlètes des Jeux Olympiques ou à hurler aux buts de leur équipe durant la Coupe du Monde de football. Pas de quoi en faire un chapitre de biographie, encore moins un livre entier.
Il y a donc des femmes et des hommes qui regardent, ressentent, donnent de la voix, mais surtout découvrent et admirent des sports qu’ils ne pratiquent pas forcément eux-mêmes. Mais aussi des hommes et des femmes qui agissent, grimpent, sautent, se lancent dans le grand vide ou filent à toute vitesse.
Car l’époque est en quête de spectaculaire, de besoin de se faire peur, en image ou en vidéo, mais aussi en livres. Depuis quelques temps, les rayons des librairies françaises se garnissent régulièrement de nouveaux ouvrages relatant les pratiques à sensations fortes de sportifs de l’extrême, pour un lectorat avide de disciplines nouvelles et de dépassement de soi. Autrefois apanage des Américains, les activités sportives intenses essaiment à travers un monde avide de jeux provoquant des sensations fortes
Justifier sa passion pour un sport
Raconter sa passion du sport ne se limite pas à énumérer les motifs de sa pratique ou les besoins qu’il satisfait. Si la plupart des narrateurs réservent un ou plusieurs passages de leur biographie à cette thématique, d’autres racontent leur engouement sur plusieurs chapitres, et certains passionnés vont jusqu’à dédier leur biographie entière à leur passion. Ils veulent d’abord faire comprendre les raisons de leur amour intense pour une discipline et les partager. Adeptes de l’apnée ou de la course automobile, ils justifient ainsi les jours consacrés à cette pratique, délaissant une partie de leur vie sociale, loin de leurs familles, oubliant parfois un peu épouse ou époux et enfants, se consacrant à leur pratique contre vents et marées… au risque d’y laisser une partie de leur intégrité physique, leur vie parfois, l’accident, si ce n’est la mort, attendant parfois l’aventurier extrême au bout du chemin.
Car on ne parle pas là de marche à pied ou de balades à vélo, sports offrant du plaisir et des sensations certes agréables, nécessaires à l’équilibre individuel et au mieux-être, mais peu spectaculaires, où la notion de vitesse et de défi n’entre pas en ligne de compte.
On ne parle même pas de golf ou d’équitation récréative, activités anciennes certes récréatives et socialement intéressantes, mais aux histoires peu susceptibles de réaliser des lignes d’articles à sensation ou des histoires que l’on s’arrache.
Non, il s’agit d’aller chercher ses limites, de chute libre dans le vide, de se jeter de milliers de mètres et de parachute en vrille, de vagues de dix mètres et de physiques tourmentés. En d’autres termes, de sports extrêmes synonymes de dépassement de soi.
À la poursuite du dépassement de soi par le sport
L’attrait pour l’aventure, la notion d’exploit et le dépassement de soi par le sport représentent, de loin, certains des thèmes parmi les plus répandus en biographie à notre époque. Nombre de sportifs témoignent au quotidien de leur quête de l’exploit, frôlant la mise en danger, sur les réseaux sociaux. Tour du monde à vélo, trois cents kilomètres de tour des glaciers du Mont-Blanc en quatre jours, la mode de l’ultra-trail dans la nature et des idées en tout genre ne faiblit pas. Parfois, certains financent leurs défis sportifs par des cagnottes, dont une partie est reversée à des associations caritatives.
L’un des premiers livres édité sur les bienfaits du sport par Votre Biographie Éditions fut celui d’un ancien cadre d’IBM, passionné de montagne. Il a combattu son premier cancer en préparant et en réalisant l’ascension du mont Everest. Son aventure s’est arrêtée à une centaine de mètres du sommet, mais il a retenté l’ascension deux ans plus tard, bien que victime d’une deuxième affection cancéreuse ! Il raconte l’enfer et les risques encourus pendant ces mois de préparation. « Lorsque je me levais à six heures du matin pour aller courir, mon corps était tellement lourd que je pouvais à peine tenir assis au bord de mon lit. Il me fallait presque une heure pour m’habiller et prendre un café. La course journalière durait environ une heure, avec, tous les jours le même rituel. »
Des dangers du mimétisme sportif
Tout exemple n’est pas forcément bon à suivre. À lire et vivre par procuration les excès de vitesse d’un pilote automobile ou le surf de vagues de dix mètres d’un surfeur aguerri, certains peuvent pousser leur nature jusqu’à vouloir imiter ces héros d’un jour et prendre des risques inutiles. Le rôle du biographe, son devoir de conseil, est alors d’expliquer au narrateur que tout le monde ne peut suivre son exemple. Si l’histoire est agréable à lire, la pratique d’une discipline physique telle que le base-jump ou le saut en parachute depuis une falaise, n’est pas l’apanage d’un athlète amateur en mal d’adrénaline. Tout le monde ne peut se lancer d’un avion en chute libre ! Il importe donc de le signaler au lecteur se sentant tout à coup pousser des ailes, à l’image de son idole du moment.
Saut à l’élastique, ski de vitesse, la course au sport extrême n’est pas sans danger ni risque et on déplore de plus en plus d’accidents en France et à l’étranger. Mieux vaut ne pas jouer en dehors de sa catégorie et raison garder, même après s’être vu offrir la plus belle des biographies de ces femmes et hommes hors du commun.
Soyez sans crainte. Pour un coût beaucoup plus modeste, même sans adrénaline à revendre ou sensations fortes en excès, la description de vos activités sportives du dimanche ou d’un saut à l’élastique occasionnel passionnera autant votre lectorat que n’importe quel chapitre d’une biographie éditée par Votre Biographie Éditions.