Comment réunir les petites histoires et la grande Histoire

Un événement historique ultra documenté comme celui de la seconde guerre mondiale peut être vécu d’une multitude de points de vue. Celui de l’assaillant, du défenseur, du collaborateur, du résistant mais aussi celui d’un allié, des hommes, des femmes, des enfants, des vieux ou des jeunes mais aussi des pauvres ou des riches. Enfin, une autre dimension à prendre en compte : les religions. Que l’on soit juif, catholique ou protestant, la guerre va être vécue de manière totalement différente.

Résumé du livre

Années trente, drôle de guerre, résistance, Afrique du Nord…ce sont les « petites » histoires vécues par nos proches qui donnent une réelle profondeur à la Grande Histoire. Elles seules mettent en perspective nos connaissances embrumées et donnent du sens à ce que nous avons appris avec si peu d’émotion dans les manuels scolaires. C’est empreint de sa modestie naturelle et de sa sincérité inébranlable que Didier Waller revient sur les « quelques souvenirs » de sa vie, des faits d’une précision inouïe qui nous remontent cent ans en arrière !
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Extraits de l’ouvrage

« Ils nous vident les poches dans la foulée. Mes compagnons qui ont emporté quelques pièces d’or qu’ils ont cousues dans leurs vestes les leur remettent prestement. On se retrouve complètement démuni, sans rien à manger, sans argent, en pleine nuit et dans la montagne. Pour couronner le tout, nous sommes en plein mois de décembre ! »

« Je suis mobilisé au moment de la déroute, six jours avant que Paris ne tombe aux mains des Allemands. Je pars à Fontainebleau où je passe quatre ou cinq jours, puis j’embarque, en treillis bourgerons, dans un train de marchandises, direction : plein Sud. Les boches arrivent. Ils sont à nos trousses. Pas question de perdre du temps. Nous progressons par petites étapes, jusqu’aux environs de Valence, à Romans. Là, on nous donne des tenues bleu horizon : ce sont les uniformes de la guerre de la guerre de 14 ! »

« Ils commencent à me foutre des coups de poing sur la gueule, à me faire des tours de bras, … Le passage à tabac dure tout l’après-midi. Puis ils m’emmènent au gnouf, dans un cachot, sans rien à bouffer. La scène recommence le lendemain. Au bout du troisième jour, ils m’emmènent bouffer dans un restaurant. Ils m’encadrent dans la rue et me préviennent « on ne vous met pas les menottes, mais faites pas le mariole ». Je déjeune à une table et eux à une autre. »

Ce livre a été édité par Votre Biographie Editions et rédigé par Alain Lahaye (lire son portrait Portrait du biographe idéal pour les personnes âgées (votrebiographie.com))