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Extrait
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Mon
père, c’était vraiment quelqu’un de sérieux,
lui. Ce qui comptait pour lui, vraiment, c’était le
travail qu’il fallait abattre. Souvent je le voyais arriver
dans la salle de classe. Il demandait au maître s’il
pouvait récupérer son gamin pour aller ramasser des
fagots. On avait besoin de moi pour les travaux des champs. L’école,
c’était vraiment pas important. J’avais tellement
l’habitude qu’il vienne me chercher en classe que j’étais
debout avant même qu’il ait ouvert la porte. Dès
que j’entendais frapper à la porte, aux premiers «
toc toc » je me levais. Et je partais avec lui. On allait
dans la forêt et on commençait à faire des fagots.
Après, je montais en haut de la charrette et je devais ranger
les fagots que mon père me tendait au bout d’une fourche.
On en mettait au moins une centaine.
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