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Extrait
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À
un moment je pus distinguer la tête de deux pompiers ou bien
des policiers, je ne sais plus. L’un dit à l’autre
: « Hé, il y a quelqu’un là-dessous »
!
Ils se précipitèrent pour m’extirper tant bien
que mal. Et moi, je me laissais faire.
Je ne sais pas combien de temps je suis restée sous le camion.
Ça paraissait long, ça paraissait court, je ne saurais
pas évaluer exactement.
Sur le moment, ne sentant pas de douleur, je ne savais pas si j’étais
gravement touchée ou pas. Ce n’est que quand les pompiers
m’ont retiré de là pour m’emmener dans
l’ambulance que j’ai regardé mes jambes.
Dans un drôle d’état de conscience, de manière
assez détachée, je les ai regardées et mes
seules paroles furent : « Tiens, comment se fait-il que j’ai
les bas comme ça ? »
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