| Notre
flammèche du Loiret, parle aux électeurs du Front
national, sans haine, ni compassion avec le langage de la vérité.
Elle nous livre également ses réflexions sur sa conception
de la terre et du temps, en faisant au passage, quelques escales
sans concession sur sa façon de voir l'humanitaire en ne
mâchant pas ses mots sur les deux tiers mondains un tiers
mondiste, qui transpirent en portant leur sac de riz en direct,
devant les caméras du journal de 20H.
Ce récit
aurait pu être l'occasion de refermer une tranche de vie bien
remplie. En fait c'est tout le contraire, loin d'être un requiem,
elle nous donne une véritable leçon de courage où
le politiquement correct est banni.
Autodidacte
et baroudeuse, elle donne un grand coup de pied dans la soupière
des idées molles.
Elle a trempé
sa plume dans le sérum de vérité et sa presbytie
lui donne le recul nécessaire pour éviter la myopie
du quotidien.
Les amateurs
de grand large et de paquet de mer vont se régaler, du haut
de sa falaise, Annick COURTAT ne danse plus avec les loups, mais
phrase après phrase, érige le phare du bon sens avec
intelligence, humour et lucidité.
Annick COURTAT
est une petite flamme de province aux yeux bleus qui est née
dans un paquet de nouilles.
Sa vie pourrait
se résumer par une phrase d'une chanson d'Aznavour : mes
amies, mes amours, mes emmerdes.
Son père résistant Gaulliste qu'elle a aimé
plus que tout, lui a transmis le sens des responsabilités
et comme lui, elle est partie sur le front, celui des idées.
Sa seule philosophie
tient en une formule : « le parler vrai ».
Chargé
des odeurs d'épices et de fruits de l'épicerie familiale,
son récit nous transporte du boulevard Foch à la Ferté
Saint Aubin où elle a vu le jour, dans le pot au feu de la
politique communale et régionale, pour en arriver aux grosses
légumes de nos palais nationaux.
Elle nous livre
ses émotions de femme, ses coups de gueules sur le monde
de l'éducation et des mondains version bobos. Sa seule faiblesse
s'appelle Jacques CHIRAC pour qui elle a une affection indéfectible
même s'il lui a demandé de faire tout et l'inverse
de tout. Les femmes et les hommes politiques de tous bords en prennent
pour leur grade, de l'échelon local au national, du petit
maire d'Orléans à Mitterrand, Sarkozy , Jospin etc
....
Elle esquisse
des portraits au vitriol teintés d'humour et d'ironie, qui
feront grincer plus d'une mâchoire. Notre paire de talons
aiguilles aux pays des mocassins ne s'arrête pas en si bon
chemin, elle nous parle de son aversion pour la théorie des
quotas de femmes en politique, de ses amitiés au masculin,
des étiquettes politiques et de la sienne qu'elle a déchirée
sans se renier.
|