De Francis Yvars

Détails: Size: 14.8x21 cm
Pages: 118
Cela fait longtemps que je souhaitais écrire mes Mémoires, pour laisser un témoignage à mes enfants et petits-enfants, de ma vie de l’autre côté de la Méditerranée, de ce qu’était ma France sous le soleil d’Algérie.
À 60 ans, ces écrits m’ont demandé un très important travail de recherches et de mémoire et ce n’est pas sans douleur et sans larme que ces souvenirs ont refait surface.
Je veux raconter mon enfance en Algérie jusqu’à mes 14 ans, mon insouciance, malgré la guerre, qui va petit à petit se transformer en inquiétude, à partir de 1956. La peur quotidienne viendra plus tard, au moment des premiers attentats d’Alger.
Je veux témoigner de la douceur de vivre de ce pays méditerranéen, où les maisons sont toutes blanches, le soleil éclatant et le ciel toujours bleu. C’est pour cela que cette ville magnifique est nommée « Alger la blanche ».
Je veux mettre en mots ce profond déchirement quand, comme beaucoup de Pieds-Noirs, j’ai dû quitter mon pays. De nombreuses images restent encore gravées dans ma mémoire.
Mes racines sont en Algérie, mon cœur est en France, mon esprit est comme un arc-en-ciel au- dessus de la Méditerranée et il ne se passe pas un jour sans que j’en fasse la traversée.
C’est tout cela que je souhaite partager, cette partie de ma vie que mes proches n’ont pas connue, ce territoire que je n’ai pas pu leur faire découvrir.
« Ce pays est sans leçon. Il ne promet ni ne fait entrevoir. Il se contente de donner, mais à profusion. Il est tout entier livré aux yeux et on le connaît dès l’instant où l’on en jouit. » Albert Camus, « L’Été à Alger » Noces.