De Anne-Marie Guédon

Détails: Size: 14.8x21 cm
Pages: 96

Je marchais beaucoup, dans le village, aux alentours. Avec deux amies, Mimie Devaud et Isabelle Moriceau, nous étions allées jusqu’à Chantonnay pour voir le dentiste. Il n’y avait pas d’autre moyen, pas de liaison par autocar. Mais nous ne regardions pas la distance, et marchions à notre rythme. Souvent, le dimanche, après midi nous poussions jusqu’à Saint-Martin, sept kilomètres à pied l’aller et sept kilomètres le retour… C’était agréable, et une façon de passer le temps ! Ce qu’il fallait, c’était de bonnes chaussures. Nous n’avions pas de bottes, juste des sabots, parfois des chaussures fermées. Nous avions régulièrement besoin de nouvelles paires. Même mes pantoufles je les usais, et ma mère était quitte pour les remplacer tous les mois ! J’avais des souliers pour le dimanche, des sabots avec semelle en bois et dessus cuir, dits « talonnettes », des sabots à bride… On mettait nos pantoufles dans les sabots, mais pas de paille comme dans les fermes.